Texte 

 

Recherche (Avancée)
 
Libre Par mot-clé
 

Le château d'Auvers 

Chateau d'Auvers
Chateau d'Auvers

C'est à un riche banquier italien que nous devons l'actuel chateau d'Auvers : Lioni Zanobi.

Arrivé en France dans le sillage de Marie de Médicis, il prétendait être le descendant de l'antipape Anaclet II. Secrétaire de la reine vers 1633, il prenait le titre d'écuyer, sieur de Thibault-Roussel (fief situé à Livilliers). Gros propriétaire foncier à Auvers, c'est en 1632 qu'il fait construire le chateau. En 1643, le pont de pierre qui donne accès au jardin du bas existait déjà.

On ne possède aucune précision sur l’état de la demeure à l’époque, mais il semble que Lioni Zanobi n’ait rien négligé pour rendre sa propriété agréable et confortable, laissant loin derrière elle le logis seigneurial des Berbisy. Le 9 mai 1655, Lioni Zanobi marie sa fille à Antoine II de Saint-Chamans, seigneur de Méry. Après le décès du banquier italien, le château passe malgré tout dans des mains étrangères.

C’est un bourgeois de Paris, Guillaume Ange qui s’en rend acquéreur en août 1655. Après avoir habité le château quatre ans, il est obligé de le céder, forcé par les créanciers du banquier.

Jean de Léry (ou Leyrit) l’achète alors. Personnage de marque, il portait depuis le 18 mars 1651 les titres de conseiller, maître-d’hôtel du roi, président trésorier de France et général des Finances. Le domaine est alors érigé en fief. Il comprend une grande maison, plusieurs bâtiments, cour, basse-cour, jardin bas relié par un pont, et quelques dépendances allant jusqu’à la rue Roger. Le nouveau propriétaire obtient en même temps le droit d’établir un colombier à pied à l’endroit choisi par lui, ainsi que le droit de chasse sur l’étendue de la seigneurie d’Auvers et le droit de banc dans le choeur de l’église.

A cette époque, il existait une avenue qui permettait d’aller en ligne droite de la terrasse du château jusqu’à la rivière.
Jean de Léry meurt au château en août 1692. Il est inhumé dans le choeur de l’église d’Auvers.

En mai 1720, le château devient propriété de la famille d’Espréménil. C’est peu après, vers 1756, que le chateau subit une transformation complète : la façade nord de style Louis XIII est maintenue, mais celle côté sud est reconstruite et le tout flanqué de deux pavillons.

En 1765, après la mort de son propriétaire, le château est revendu au prince de Conti. Il n’habite à Auvers qu’à de rares intervalles au moment des chasses. L’histoire n’en révèle rien de particulier. A quelque distance au nord de la porte d’entrée, on peut encore voir une grotte artificielle en forme de dôme, toute tapissée de coquillages. On peut encore y lire le monogramme des Conti. Cet endroit servait peut-être de laiterie.

En 1779, le chateau est revendu. Après diverses tractations, c’est M. Louis Claude Chéron de la Bruyère qui en devient propriétaire le 25 juillet 1781. Député de l’Assemblée législative en 1791, il est emprisonné pendant la Révolution. A sa libération, il est nommé maire d’Auvers puis préfet de la Vienne en 1805.

 

Visiter le château d’Auvers

Acquis en 1987 par le Conseil Général du Val d’Oise, le château d’Auvers a été entièrement restauré et abrite depuis 1994 le parcours-spectacle "Voyage au temps des impressionnistes".

Il vous convie véritablement à un voyage dans le temps qui vous entraîne à la découverte de l’époque qui fut le berceau de l’impressionnisme.

Quant à l’Orangerie du château, elle reçoit des expositions temporaires.

Chateau d’Auvers
rue de Léry
95 430 Auvers-sur-Oise


tél. : 01 34 48 48 45
fax : 01 34 48 48 44

Ouvert du mardi au dimanche et jours fériés

Pour plus de renseignements, consultez le site Internet du Château d’Auvers.


Son fils Henri, maire d’Auvers en 1825, reste à Auvers jusqu’en 1868, date de sa mort. Il s’y consacre sans relâche. C’est pendant son mandat que le Conseil décide que le pont et l’escalier du château seront exemptés des prescriptions d’alignement parce qu’ils faisaient partie de l’ancien domaine du prince Conti, "souvenir historique et ornement de la commune". C’est le fils de ce dernier, Alphonse Chéron, qui vendit le château à la famille Gosselin en 1882 qui le conserva jusqu’en 1939.