Les carrières souterraines
Il y a de nombreuses carrières souterraines à Auvers qui ont probablement servi à construire vieux édifices et maisons anciennes. Toutefois l'une d'elle propose un site remarquable : La carrière des Saint-Martin.
Autrefois, les techniques de construction nécessitaient l'utilisation de pierres, soit taillées, soit sous forme de moellons. Auvers étant située dans une vallée qui a été découpée par l'Oise dans un plateau calcaire, l'extraction de cette pierre s'est faite naturellement. D'abord à ciel ouvert, puis par forage de galeries dans la falaise, la pierre a été extraite jusqu'à la fin du siècle dernier.
Dans la proche région d'Auvers, on connaît des carrières qui
datent du Xe siècle (certains cavages de la vallée du Sausseron
auraient des origines Gallo-romaines).
L'origine de la carrière des Saint-Martin n'est pas datée mais
on ne peut qu'imaginer des débuts d'exploitation très anciens.
L'exploitation s'est développée sur environ 6 hectares. Elle est
riche de données géologiques qui permettent de mieux comprendre les
conditions d'érosion fluviale et les mouvements locaux de l'écorce
terrestre.
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A partir du début du XIXe
siècle la mise en place de règlements permettent de suivre, à
travers les archives administratives de l'Inspection Générale des
Carrières, la succession des différents propriétaires et les
événements marquants de la vie souterraine :
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L'extraction de la pierre s'est poursuivie jusqu'en janvier
1884.
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Le 13 janvier 1885 les carrières sont cédées à René Laurent pour
y cultiver le champignon de Paris. Il achète le cavage à un carrier
de L'Isle-Adam au nom prémonitoire de... Girolle !
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La culture du champignon de Paris s'est poursuivie jusqu'en
1950. Les carrières sont alors tombées dans l'oubli.
Nous ne savons rien de la quantité de champignons qui a pu être
prélevée dans ces carrières. Mais on peut estimer à environ 350 000
tonnes la quantité de calcaire extraite de la carrière des
Saint-Martin.
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Si les champignonnistes ont pu investir les carrières
souterraines d'Auvers, c'est qu'il existe une raison : à la moitié
du XIXe l'usage du béton se généralise, le parpaing supplante le
moellon.
Visite de la
carrière
La carrière des Saint-Martin ne se visite, pour l'instant, que
lors des journées du patimoine, en Septembre. Une association de
bénévoles "Auvers de terre" a vu le jour afin de maintenir en état
ce patrimoine et de tenter de le mettre en valeur.
Un projet d'écomusée est à l'étude en liaison avec la ville
d'Auvers et le Parc Naturel Régional du Vexin.