Des origines à la fin du
XIIIème
En ce qui concerne l’étymologie du nom même
d’Auvers,il existe deux interprétations :
-
"Alvers", d’origine celtique
-
"Adversus", mot latin qui signifie "tourné vers (le
soleil)"
Le passé d’Auvers plonge dans la nuit des temps. Des
vestiges de l’âge de bronze nous le rappellent : sarcophages
mérovingiens, objets divers datant du IIème siècle après
Jésus-Christ.
A l’époque gallo-romaine un chemin faisait communiquer
Pontoise avec la région de Beaumont. Un pont sur l’Oise
existait depuis une époque très reculée. Il fut remis en état par
Charles le Chauve, en 865, pour s’opposer aux invasions des
"Normans". Vingt ans plus tard ces envahisseurs s’emparèrent
de Pontoise et saccagèrent les environs. Le pont fut détruit et le
pays abandonné par ses habitants.
En 1131 le fils aîné du roi Louis VI, nommé Philippe, fut tué
par sa monture qui s’emballa, effrayée par un pourceau. En
commémoration de l’accident le roi fonda un petit oratoire
(il s’agit de la chapelle romaine de l’actuelle
église).
L’église elle-même fut à peu près achevée en 1237 (Eudes
Rigaud, archevêque de Rouen, y administra la confirmation).
A la fin du XIIIème il existait à Auvers deux chapelles :
De la fin du XIIIème à la
Révolution
Pendant la guerre de Cent ans, les Anglais firent leur
apparition dans la région d’Auvers en 1356. A partir de cette
époque et jusqu’à la reprise de Pontoise par Charles VII en
1441, le pays fut ravagé par les soldats, mercenaires et
aventuriers.
Les habitants avaient émigrés en grand nombre, dans
l’impossibilité qu’ils étaient de cultiver leur terre.
La vie redevint plus normale avec le retour de la paix.
François Villon naquit probablement à Auvers en 1431, comme le
dit son poème fameux :
Je suis Françoys, ce dont me poyse,
Nommé Corbueil an mon surnom,
Natif d’Auvers emprès Ponthoise,
Et du commun nommé Villon.
La seconde moitié du XVIème fut une période aussi désastreuse
que la guerre de Cent ans. La révolte des Ligueurs apporta dans la
région des mercenaires allemands qui pillèrent et dévastèrent le
pays environnant Pontoise. En outre, les passages continuels de
troupes entre Pontoise et l’Isle-Adam ruinèrent totalement la
région. Ainsi au début du règne de Henri IV, la population
d’Auvers avait diminué des deux tiers. Il fallut quarante ans
pour qu’elle revint à son chiffre initial.
En 1633 un banquier italien du nom de Lioni fit
l’acquisition de terre à Auvers. Il se fit construire un
pavillon qui est à l’origine du château actuel. La plus
grosse cloche encore en service dans l’église, fut inaugurée
le 1733. Elle fut nommée Madeleine-Louise.
Il n’y avait plus de pont sur l’Oise. Le bac qui
permettait de traverser la rivière se situait au niveau de
Cordeville. Les inondations de 1648, 1651,1658, 1757, l’hiver
très rigoureux de 1709 et les guerres de la fin du règne de Louis
XIV ainsi que les ruineuses opérations financières de la régence
avaient réduit les malheureuses populations à toute extrémité. Pour
comble de malheur, la récolte de 1788, qui s’annonçait comme
exceptionnellement bonne, fut détruite en juillet par un ouragan de
grêle. Il y avait alors 1550 habitants.
De
la Révolution à nos jours.. lire la suite
(D’après Histoire de la commune d’Auvers
par H. Mataigne)