Chaponval et le Valhermeil
Départ de la visite rue du Gré.
Il vous faut compter environ une heure et demi pour effectuer ce parcours.
Anciennement le Grès était une borne de pierre qui se
situait entre le fief de Four et celui de Chaponval.
Reprenons la rue des
Meulières : elle monte et redescend entre les arbres et les
vieux murs. A la rencontre de la rue de Chaponval, elle prend le
nom de "rue des Ruelles". Tout de suite à droite, quelques gros
blocs en saillie et quelques pans de vieux murs sont les vestiges
d’une ferme fortifiée que l’on appelait jadis Château de Chaponval.
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Au n° 2 de la rue, une cour carrée, précédée d’un très
vieux puits, délimite l’emplacement des constructions
médiévales, déjà disparues en 1350. Mais il subsiste, dans la paroi
de la falaise, une cave voûtée à double nervures de pierre, qui
représente exactement - mais en plus petit - la disposition des
souterrains du château de Gisors.
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Au n° 4, les vieux murs de soutènement continuent, avec une cave
voûtée de pierre, à fortes nervures simples. Ce sont des propriétés
privées.
Ensuite, après une jolie vue à gauche sur la vallée de
l’Oise, devant nous se dresse, parmi les arbres, la
silhouette d’une sorte de château à tourelle en poivrière. Il
s’agit en réalité d’un pastiche moyenâgeux dû à un
riche amateur de la fin du XIXe siècle. A sa suite, dans la rue qui
s’appelle alors rue Simone-le-Danois, on peut voir à droite
sur une haute terrasse un autre pastiche moyenâgeux (de la même
époque mais due à un autre riche amateur). La tour carrée
s’orne de quelques mâchicoulis.
Après cela, pendant une cinquantaine de mètres, la rue longe sur
la droite plusieurs grandes maisons toujours de la même époque (aux
environs de 1900). Remarquez la variété de l’aspect dans un
même genre.
Puis soudain la vue plonge, à gauche, au-dessus d’un cloître d’allure
médiévale.
A côté, on peut voir une importante maison qui, elle, est "fin de
siècle". La tante de Dreyfus habita là pendant quelques temps, lors
de la détention de son neveu à Epluches avant sa déportation.
Tout un mur de la maison en face du cloître porte une grande
mosaïque assez remarquable de style "bains-douches". Ce cloître est
une fantaisie d’un propriétaire ultérieur. Incomplet mais
authentique, il fut acheté dans le Midi, démonté pierre par pierre
et remonté à son emplacement actuel en 1924. Comme en témoignent
les différences de matériaux et de travail, le cloître a été
complété par la suite.
Pour poursuivre la
promenade, suivez la flèche.