Maisons de peintres - suite
Vous êtes à présent dans la rue du Docteur Gachet.
Au n° 78 se trouve la maison de ce médecin qui reçut et aida bien des peintres de 1872 à 1909 : Pissarro et Cézanne, qui y inaugura sa peinture claire, Van Gogh qui y vint l'année de sa mort, et bien d'autres encore. C'est le fils du Docteur Gachet qui, en 1952, fit donnation au Musée du Louvre de la magnifique collection de son père.
Le carrefour de la rue Rémy, à 50 m de là, est le site
d’un de ces tableaux : un Cézanne.
Continuez dans la rue qui, à partir de là, s’appelle "rue
François Coppée", en souvenir du passage de ce poète. Bientôt on
aperçoit au fond d’une cour en contre-bas, un très vieux
puits entouré et coiffé de pierre : prototype survivant des
nombreux puits d’Auvers avant l’ère de "l’eau de
la ville". C’est aussi de là, avec la rue devant soi,
qu’on trouve le motif d’un autre Cézanne (au Louvre) :
à droite au fond une maison haute, à gauche une ruelle descendante
et trois maisons aux toits caractéristiques.
Remarquez les ouvertures de ces 3 maisons : elles permettaient de
décharger directement les charettes de blé ou de foin dans les
greniers, alors que le reste du corps de ferme est en
contre-bas.
Cent mètres plus loin, en contre-bas à gauche, on peut voir une
maison flanquée d’une sorte de tourelle. Elle fut habitée par
la pâtissier-peintre Mürer, mécène des Impressionnistes. Mort en
1906, il est enterré dans le cimetière d’Auvers. Il a légué à
la commune une série de pastels visibles à la mairie.
Placez-vous maintenant à l’entrée de la rue de la
Chérielle et regardez l’ensemble de deux maisons de part et
d’autre d’une ruelle descendante. C’est le site
de la célèbre "Maison du Pendu" de Cézanne (Louvre), encore
reconnaissable en dépit de successives "modernisations". Il
n’y eut jamais là de pendu, mais peut-être jadis un Breton
nommé Penn’Du.
Continuez par la rue des Meulières. A 10 mètres à gauche,
s’offre une vue plongeante sur la ferme de Four. Cet ensemble
de bâtiments remonte sans doute au XIIIe siècle (ogives murées
contreforts). Il a inspiré Van Gogh pour son tableau "Maisons à
Auvers" (Musée de Boston).
Tout de suite après à droite, au n° 4 se dresse une maison
originale : le "Castel Val" (forme arrondie, charpente en
fer). Le bâtiment date de 1903. Hector Guimard, son architecte, est
celui des célèbres entrées du métro parisien style 1900.
Encore une vingtaine de mètres, et c’est un petit
carrefour. Il suffit de descendre jusqu’à l’entrée
d’une venelle en pente pour trouver le site peint de là par
Van Gogh en 1890, et de 1’autre bout par Cézanne (la maison
du père Lacroix en 1873).
Il faut maintenant revenir en arrière.
Pour poursuivre la
promenade, suivez la flèche.