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Promenade autour de l'église et du cimetière - suite 

Le cimetière

La route montante mène au cimetière. Celui-ci est à une distance d’environ 300 m.
Entrez dans le cimetière par la porte qui se trouve en face du parking. Ensuite tournez à gauche jusqu’au mur Nord et le suivre. On trouve d’abord la tombe du peintre Goeneutte qui séjourna quatre ans à Auvers et y mourut en 1894.
Puis après une petite porte, vous apercevez deux tombes jumelles : celle de Vincent Van Gogh, enterré le 30 juillet 1890 après son suicide, et celle de son frère Théo, mort six mois plus tard en Hollande. Il fut ramené à Auvers auprès de son frère en avril 1914. Les deux stèles et le tapis de lierre sont d’une simplicité totale, expressément voulue par le fils et héritier de celui qui s’occupa de Van Gogh pendant son séjour à Auvers : le Docteur Gachet. En continuant le long du mur Nord, on trouvera encore la tombe du peintre Mürer, et vers le mur de l’Est celle de Léonide Bourges, amie de Daubigny, elle-même auteur de tableaux et de dessins. Vers le milieu du cimetière, la tombe d’Émile Boggio rappelle que ce peintre séjourna à Auvers. Il y mourut en 1920.

L’église en détails

Ensuite, reprenez le chemin descendant jusqu’à l’église, et contournez le monument par la gauche.

L’extérieur est remarquable par l’équilibre de l’ensemble, et la variété dans l’architecture et les détails (tourelle, portail Sud Renaissance, arcs-boutants légers et puissants, modillons sculptés sur le thème des quatre évangélistes, en haut du mur Sud de la nef). Observez plus particulièrement le clocher quadrangulaire au toit à deux pentes "en bâtière" : il est spécifique au Vexin français. Les hautes baies, qui ajourent deux par deux chacune de ses faces, lui confèrent une rare et vigoureuse élégance. Sur la façade Ouest, le portail très simple n’est orné que de colonnettes et de nervures. Le tympan martelé est privé de décoration. La rosace, brisée par un orage, a été refaite en 1875.

A l’intérieur, on admirera les voûtes en ogive d’une solide pureté et, de chaque côté de la nef, l’admirable légèreté des galeries à colonnettes ainsi que la sobriété des chapiteaux à motifs floraux, une ordonnance qui fait penser à Notre-Dame de Paris, sa contemporaine.
La croisée du transept est encadrée par de fortes colonnes portant des chapiteaux sculptés. L’un surtout est à remarquer : il représente un chevalier agenouillé devant une figure féminine, reine ou Notre-Dame ?
Dans la chapelle Nord se trouve l’autel Saint-Joseph (XVIIè siècle) en bois très ouvragé et doré.

A voir encore :

  • une grande statue de la Vierge (XIVè siècle) dans la chapelle Sud (Renaissance). Mutilée à la Révolution, elle fut restaurée en 1883 (tête de la Vierge et buste de l’Enfant).

  • Une petite statue de la Vierge (XVIè siècle) à l’entrée de cette chapelle à droite

  • trois épitaphes sur plaque de bronze (XVIIè siècle) (piliers Sud du choeur) : celles de J. François et Etienne de Berbisy, seigneurs du château, et de l’aumônier Le Moyne.

  • Près du porche, un chapiteau roman, trouvé lors des travaux de restauration.

Pour poursuivre la promenade, suivez la flèche.